C’est la première fois que le Comité de suivi de l’accord d’Alger doit se réunir à Kidal depuis la signature des accords d’Alger en 2015 (image d’illustration) Wikimédia Le CSA, le Comité de suivi de l’accord d’Alger doit se réunir à Kidal ce jeudi 11 février. C’est la première fois, depuis 2015, date de la signa – ture de ce texte qui a mis un terme à la guerre ci- vile, que ce comité se retrouve dans cette ville du nord du Mali. Avec ce CSA, Bamako veut en – voyer le signal d’une normalisation. C’est dans l’enceinte du gouvernorat de Kidal que se tient la rencontre. « Je suis ému d’être là », a déclaré dans son dis- cours d’ouverture le ministre malien de la Réconciliation, le colonel major Ismaël Wagué. En présence de cinq autres ministres maliens, il s’est engagé à travailler pour l’application rapide de l’Accord de paix d’Alger. Il a annoncé un nouveau processus de DDR -Désarmement, Démobilisation, Réinsertion- actuellement en cours, avec à la clé l’intégration dans l’armée malienne reconstituée de plu – sieurs centaines d’ex- combattants. Prenant à son tour la parole, Mahamat Saleh Annadif, le patron de la mission de l’ONU au Mali, a rappelé que c’est pour la première fois que la réunion du Comité de suivi de l’Accord de paix d’Alger se tient à Kidal. Il note que depuis un certain temps, les acteurs du processus de paix entretiennent des relations décomplexées, ce qui fait avancer les
choses. Par exemple, de – puis ce jeudi, le drapeau malien flotte sur le gouvernorat de Kidal, une première depuis neuf ans. Par visioconférence, le ministre français des Affaires étrangères Jean- Yves Le Drian est également intervenu. « La réunion du CSA à Kidal est un symbole positif », a-t-il affirmé. Un sujet sensible Néanmoins, le statut de Kidal est un sujet sensible. Fief de l’ex-rébellion, certains estiment qu’aujourd’hui encore la ville est aux mains de la CMA, la Coalition des mouvements de l’Azawad, signataire de l’accord d’Alger. Cette réunion intervient quelques semaines après la visite d’une délégation ministérielle à Kidal. Et à Kidal on l’assure, tout est prêt pour le CSA. « Cette réunion, marque une grande avancée », s’enthousiasme un membre de la CMA. Pour lui, elle est entre autre l’occasion de clarifier la situation de la ville. « Les populations sont là, le gouverneur et l’embryon de l’armée reconstituée aussi. Il n’y a aucune mainmise de la CMA, assure-t-il, les autorités et les forces armées maliennes doivent seulement accepter de se conformer à l’accord d’Alger. » Une analyse que ne partage pas la Plateforme. Pour Fahad Ag Almah – moud, son président, tout cela n’est que poudre aux yeux. « On fait beaucoup de tapage pour une réunion qui durera à peine une heure. Nous n’avons même pas reçu d’ordre du jour », ironise-t-il. Pour Fahad Ag Almah – moud, ce CSA s’inscrit dans la perspective du sommet du G5 Sahel à Ndjamena, la semaine prochaine. « Bamako veut seulement faire croire à la communauté internationale que la paix progresse au Mali », conclut-il. Les représentants de la Plateforme seront pour- tant bien présents à Kidal cet après-midi. La dernière tentative de tenir un CSA dans cette ville, remonte à septembre 2019 et s’était soldée par un échec.

SOURCE RFI

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